dimanche 27 septembre 2015

L'ombre d'un doute et Zoé: Alain Cadéo in a nutshell

Et un sourire de Zoé a le pouvoir d'une pépite d'uranium.   - Alain Cadéo



Zoé. Trois lettres, doux prénom que celui-la, n'est-ce pas?
Prenez place, je vais vous conter une jolie histoire, afin d'introduire cet article.
L'an dernier, en hypokhâgne, la dame nous enseignant l'anglais a décidé de prendre en main le système de parrainage. Passionnée de culture (sans elle je ne me serais sûrement jamais intéressée au théâtre) elle est un jour arrivée dans notre classe, aussi énergique que d'habitude, en nous expliquant qu'elle avait trouvé un bon livre, très court. Que l'héroine était jeune, boulangère, qu'elle avait notre âge.
Que Zoé pouvait être nous.
Puis le livre a commencé à tourner dans la classe.
Puis elle a contacté l'écrivain, pour que nous puissions le rencontrer.
Puis elle a organisé trois soirées, venant il y a deux jours de s'achever.

Je vais vous parler de Zoé, et de l'Ombre d'un doute, la seule pièce que j'ai pu voir, étant malade les deux autres soirs.
Zoé, a 18 ans. Elle n'a pas le bac, elle l'a raté. Ca peut arriver, non? Elle choisit d'aller à la fac, et de travailler dans une boulangerie. Et puis elle rencontre un homme, un écrivain. Il est vieux ce monsieur, bien plus qu'elle. Mais tant pis, ils commencent à s'échanger des messages, à tisser des liens.
Relation épistolaire entre deux baguettes de pain.
Zoé, est éphémère, un papillon à mes yeux. Un oiseau, blessé par la vie. On a du mal à l'apprivoiser, cette petite. Ils ont tous du mal à l'apprivoiser, sauf sa grand-mère, et cet écrivain. Mais ils ne s'approchent pas trop, ils ne brusquent pas, ils ont su s'y prendre, pour savoir comment aborder Zoé.

Je l'ai lu, cet été, dès la fin des cours. Nous avions fini le vendredi, le samedi en une ou deux heures il était achevé. Pour être honnête, au début je suis totalement restée de marbre devant les premières pages, elles me semblaient.. étranges, très bien écrites, mais quelque chose me révulsait quelque peu. Puis, les mots ont commencé à tourner, les lignes à danser. Je me suis immergée dans l'histoire, ces drôles d'écrits ou chaque ligne me semblait mieux tournée que la précédente, j'avais l'impression de lire le quotidien de Zoé. La manière dont elle pourrait raconter sa vie; et Dieu seul sait ô combien j'ai aimé les descriptions de l'écrivain, cette faculté à imaginer le monde. J'ai tournoyé, entre ces deux personnages, durant très exactement une centaine de pages. Et lorsque j'ai enfin pu commencé à les apprécier réellement comme des êtres de chair et d'encre, la chute. Brutale. J'étais laissée sur le côté, on m'avait arraché ces deux personnages. On remettait en question tout le roman; en plus de poser certaines questions sur l'importance que l'imagination peut prendre sur la vie d'un créateur.
J'étais laissée de côté, choquée.
Bien plus qu'une simple relation épistolaire, Zoé. Un questionnement, sur la vie, sur les relations humaines, sur le rapport qu'ont les autres au corps féminin, sur ce que c'est, que de vieillir seul dans une carapace de solitude.
J'ai aimé Zoé, l'être créé et le roman. Un condensé d'intensité, d'émotion. Zoé.

Maintenant, parlons de l'Ombre d'un doute. Posons les bases: le livre, un monologue, n'est aujourd'hui plus éditée, je n'ai même pas pu m'en procurer un seul: à la sortie de la pièce, les derniers survivants ont tous été achetés. Cette pièce, est un seul-en-scène: un vieil homme décide d'aller vivre dans un théâtre. Seul, il voit le public, les masques rient autour de lui. Début de folie. Ancien acteur, il se réfugie parmi ses rôles, pour nous conter sa vie, son enfance, ses peurs.
Pour être honnête, j'ai été très impressionnée par la performance de l'acteur, capable de passer en quelques secondes d'un rôle à un autre, étonnée par ce décor assez minimaliste, souriante devant ce texte, encore une fois si bien écrit. Cependant, tout se bouscule en l'espace d'une heure; je n'ai retenu de cette pièce que des impressions diffuses, encensant l'acteur et portant aux nues l'auteur des lignes prononcées et si bien jouées. Je n'ai donc rien à dire de plus, rien à ajouter, si ce n'est que la pièce a été mise en scène par Christian Besson, et que vous pouvez la retrouver sur votre plateforme de lecture de vidéos préférée (non pas Netflix).

Que la culture soit avec vous,
Bises Ichthyophobe.

La culture c'est good. Enfin, apparemment.

Bonjour et bienvenue en ces douces contrées,

Ceci est le premier billet d'un blog dont le sujet principal va être... *drum roll* la culture!
Et un peu la khâgne aussi au passage, mais vu la manière dont je m'en sors je suis très loin de m'ériger en modèle.
Passons.
Vous voulez une présentation rapide? Allons y. Ichthyophobe de mon pseudo, venant tout droit de l'an de grâce 1995, écrivant sur internet depuis l'Isle au grand Nord du royaume de France, entre deux peluches et très sûrement sous une couette à essayer de me remettre de ma journée au moment où vous lirez ces lignes. Khagneuse de mon état, angliciste de coeur, j'essaie de répandre un peu d'amour sur ce monde, quand je suis en forme.
Autrement, j'aime énormément: la peinture, lire, et les séries. Et boire du thé au goût issu d'un mélange entre des parfums divers et variés, que j'ai depuis bien longtemps oubliés.

Présentez vous si vous voulez en commentaire pour que je puisse vous connaître ou juste pour parler de vous, promis je ne mange pas. Insérer ici l'emoji coeur violet absent du clavier de mon ordinateur.

Il y a quelques jours, je sortais d'une pièce de théâtre, et comme à chaque fois, j'étais obnubilée et par ce que je venais de voir, et par l'envie de partager mon avis la concernant. Le problème étant que: je n'avais alors pas de blog, et la peur d'en créer un: il faudrait un semblant de régularité entre chaque article, chose que je suis bien incapable de fournir, du fait de l'association ravageuse d'un amour de la procrastination (tendant à s'estomper en plus, je ne pourrai bientôt plus m'en servir comme excuse) et de mes études.
Et j'ai malgré tout sauté le pas.
Je ne vous promet pas monts et merveilles, juste quelques avis que j'espère bons et à peu près bien rédigés, sur différentes déclinaisons de la culture.
Bonne lecture!